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SwissSkills

Deux jeunes talents visent le podium

Cette semaine, 1150 jeunes professionnels se mesureront à Berne lors des Championnats suisses des métiers. Parmi eux, deux apprentis Migros.

Texte Ralf Kaminski
Photos Roger Hofstetter
Lenny Angst (IT bei MGB) und Noémi Grunder (ActivFitness) bereiten sich vor für die Berufsmeiseterschaften. Ort: Activ Fitness Winterthur, Im Bild: Lenny Angst und Noémi Grunder

Noémie Grunder et Lenny Angst se sont beaucoup entraînés pour les SwissSkills.

Ni Noémie Grunder ni Lenny Angst n’ont eu besoin de se faire prier pour s’inscrire au concours professionnel SwissSkills au début de l’année: ils sont tous les deux ambitieux et participent pour gagner. Noémie, 18 ans, est en deuxième année de formation d’assistante en activité physique et promotion de la santé CFC chez Activ Fitness à Winterthour. Quant à Lenny, 17 ans, il est en deuxième année de formation d’informaticien en développement d’applications CFC à la Fédération des coopératives Migros (FCM) à Zurich.

Pour son domaine d’expertise, les technologies web, des sélections régionales ont été organisées au printemps. «Pour être honnête, je ne me suis pas vraiment préparé, je voulais juste voir si je pouvais suivre», raconte Lenny. Il est rapidement devenu champion régional de Zurich et fait désormais partie des 25 candidats qui se présentent aux SwissSkills. Il espère surtout vivre une expérience intéressante. «Après tout, c’est mon premier championnat suisse.»

Pour la branche de Noémie, les éliminatoires nationales ont eu lieu en mars à Neuchâtel; douze personnes de Suisse alémanique, dont elle fait partie, ont pu se qualifier. «J’aime cette discipline et je veux progresser, alors un tel concours est une expérience formidable», explique-t-elle. Rien que les conseils des experts lors de la phase de qualification ont été précieux. De plus, Noémie souhaite faire connaître son métier. «Beaucoup pensent que les entraîneurs de fitness n’ont pas besoin de connaître ou de savoir quoi que ce soit, alors que c’est un métier varié, exigeant et passionnant.» En seconde année d’apprentissage justement, beaucoup n’ont pas remarqué «qu’il s’agissait d’une bonne option pour les sportifs qui, comme moi, ne sont pas les plus forts en maths et en français». Les deux savent à peu près ce qui les attend à Berne. «Mais il peut aussi y avoir des surprises, dit Lenny, il faut alors improviser.»

Travail d'équipe et concurrence

Pendant une journée, il devra résoudre différentes tâches sur ordinateur, sous la pression du temps. «Il y en aura plus que ce qu’on peut faire dans le temps imparti.» Pour bien faire, il devra maîtriser divers langages de programmation pour les serveurs ou pour la conception de sites web.Alors que Lenny travaillera seul sur son ordinateur, Noémie s’attend à un mélange de théorie et de pratique. «Je dois montrer que je suis capable d’appliquer les connaissances théoriques, par exemple dans les conseils en matière d’alimentation et de mode de vie.» Il s’agit notamment de planifier concrètement un programme de fitness et de former les personnes aux exercices sur les appareils.

Tous les participants doivent donc venir avec des volontaires qui se mettent à disposition du concours. «On vous attribue alors quelqu’un qui prétend avoir des problèmes de genou ou une hernie discale et vous devez le conseiller en conséquence.» Noémie sera accompagnée de trois personnes, deux de sa classe ainsi que son chef chez Activ Fitness Archhöfe à Winterthour.

Lenny Angst (IT bei MGB) und Noémi Grunder (ActivFitness) bereiten sich vor für die Berufsmeiseterschaften. Ort: Activ Fitness Winterthur, Im Bild: Noémi Grunder

Noémie Grunder a passé de nombreuses heures à s'entraîner avec son équipe.

L’équipe soutient énormément Noémie. «Ils s’entraînent avec moi chaque fois que nous en avons le temps – par exemple lorsqu’une séance est annulée à la dernière minute.» De plus, tous les candidats se sont préparés ensemble lors de plusieurs camps d’entraînement. «Et ce, de manière très collégiale, même si nous sommes ensuite concurrents lors du concours. J’aime beaucoup cet esprit d’équipe.» Noémie s’entraîne plusieurs heures par semaine, avec une certaine focalisation sur le «testing». «On analyse par exemple l’endurance et la force des gens. Comme nous ne le faisons pas nous-mêmes dans notre studio, cela demande un effort supplémentaire.» 

SwissSkills 2022

Les Championnats suisses des métiers à Berne ont lieu cette année pour la troisième fois. En 2022, 150 professions seront représentées, ce qui est un record. Les 1150 meilleurs jeunes apprentis du pays – dont cinq du groupe Migros - seront en action pendant cinq jours et donneront un aperçu de l’énorme diversité des métiers d’apprentissage en Suisse. La plupart d’entre eux peuvent même être testés sur place.Infos: du 7 au 11 septembre, swiss-skills2022.ch/fr

Lenny, lui, doit avant tout travailler sa vitesse. «Plus je suis rapide, plus je peux m’attaquer à de nouvelles tâches.» Il s’entraîne le plus souvent seul, avec des épreuves de concours antérieurs. Mais il y a aussi eu des journées de préparation commune. «Je ne connaissais personne au départ, mais l’échange avec les autres m’a bien aidé.» Le travail qu’il effectue au quotidien à la FCM lui est également utile pour se préparer.

Lenny Angst (IT bei MGB) und Noémi Grunder (ActivFitness) bereiten sich vor für die Berufsmeiseterschaften. Ort: Activ Fitness Winterthur, Im Bild: Lenny Angst

Lenny Angst a principalement entraîné sa vitesse d'exécution.

En cas de victoire, Lenny pourra participer aux WorldSkills 2024 à Lyon (F). «Ce serait bien sûr formidable. Sinon, je peux réessayer l’année suivante.» En revanche, pour le métier de Noémie, il n’y a pas de compétition internationale. Lors des WorldSkills, des compétitions sont organisées dans seulement 61 métiers, soit nettement moins que dans notre pays. «Être championne nationale est le plus haut niveau que je puisse atteindre. Mais je souhaite donc aussi la victoire à quelqu’un d’autre de notre équipe», affirme la jeune fille.

 

Après son apprentissage, Noémie veut faire une maturité professionnelle. Lenny est déjà au lycée professionnel et souhaite poursuivre ses études dans une haute école spécialisée. Le choix de leur spécialisation n’est pas encore arrêté, mais ils espèrent pouvoir continuer à travailler à Migros après leur formation. «Nous nous sentons très bien ici.»

La formation professionnelle à Migros

Chaque année, le groupe Migros propose environ 1500 places d’apprentissage dans plus de 60 métiers différents. Une formation passionnante avec des perspectives d’avenir attrayantes attend les apprentis. Infos: groupe-migros.jobs

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