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Sundar Murthy (devant au centre) fait visiter sa fabrique de textile à Mario Irminger.

Groupe Migros

En visite chez les partenaires Migros en Inde

En voyage en Inde, Mario Irminger, CEO de Migros, a fait la connaissance des entreprises et des personnes qui se cachent derrière les produits Migros Made in India et en a profité pour visiter une école très particulière.

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Christian Dorer
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Christian Dorer
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Lorsque Gottlieb Duttweiler fonda Migros en 1925, il misa sur une idée révolutionnaire: acheter ­directement chez le producteur, sans intermédiaire, afin de permettre à ses clients de bénéficier de prix équitables. Aujourd’hui encore, Migros fonctionne selon ce principe, et pas seulement dans notre pays.

En Inde, une équipe de 25 employés Migros se procure les marchandises directement auprès de partenaires soigneusement sélectionnés avant qu’elles n’arrivent dans les rayons de Migros, de Denner et chez Digitec Galaxus. Afin de faire connaissance avec les personnes qui se cachent derrière ces produits, le président de la direction générale de la Fédération des coopératives Migros, Mario Irminger, s’est rendu sur le sous-­continent indien. En tuk-tuk, en voiture électrique et en avion de ligne, il a parcouru le pays et visité une usine textile, une plantation de raisin, une entreprise de transformation de feuilles de palmier et une école née de l’importante collaboration entre Migros et les producteurs locaux.


Où nos pyjamas sont fabriqués

Première étape: Tiruppur, ville animée du sud de l’Inde, considérée comme le cœur de l’industrie textile du pays. Dans les halles de Hero Fashion, les employés s’affairent entre les machines à coudre, les balles de tissu et les cartons, fabriquant des vêtements qui seront bientôt disponibles dans les rayons suisses.

Des couturières indiennes produisent des pyjamas et des sous-vêtements pour Migros.
À Tiruppur, des couturières fabriquent pyjamas et sous-vêtements pour Migros. © Christian Dorer

En 1989, lors de la création de son entreprise, Sundar Murthy ne disposait que de sept machines. Aujourd’hui, Hero Fashion compte 850 employés qui cultivent le coton et le transforment en pyjamas ou en sous-­vêtements, dont ceux portant l’étiquette Migros depuis trente ans.

«Migros et nous avons une vision commune, explique Sundar Murthy. Il est plus important pour nous de nous soucier des personnes et de la planète que de viser un profit maximal.» Ses vêtements répondent au strict standard international GOTS pour les fibres naturelles issues de l’agriculture biologique, et l’électricité utilisée dans l’entreprise provient presque entièrement de l’énergie solaire et éolienne. Les conditions de travail et les normes environnementales sont régulièrement contrôlées, notamment par les inspecteurs du laboratoire Swiss Quality Testing Services de Migros, qui ­effectuent des inspections inopinées.


Une école avec 1185 «Migros Kids»

À une demi-heure de route de l’usine textile se dresse un mur de pierres bleues sur lequel est inscrit «Migros Kids School». Dans la cour, les écoliers et les enseignants sont prêts à accueillir les visiteurs venus de Suisse. Encore un peu timides, mais visiblement curieux, ils portent des uniformes ­scolaires colorés sur lesquels on peut lire: «Migros Kids». 1185 enfants, entre 6 et 16 ans, sont scolarisés ici.

La distribution par Mario Irminger et son équipe de risolettos de Chocolat Frey apportés de Suisse dans des glacières permet de détendre l’atmosphère. Les élèves chuchotent, regardent le chocolat, rigolent et font part de leur joie.

Des écoliers indiens sont assis dans la salle de classe.
Depuis 1988, plus de 30 000 enfants ont fréquenté l’école Migros. © Christian Dorer

Cette école Migros existe depuis 1988. À l’époque de sa fondation par Migros et des entrepreneurs locaux, les offres de formation étaient rares dans la région et de nombreux enfants travaillaient dans des usines de textile. Raison pour laquelle certains parents n’ont pas été immédiatement convaincus par le projet, redoutant la perte de revenu liée à l’emploi de leur progéniture. Aujourd’hui, toutes les entreprises textiles qui produisent pour Migros versent une contribution à l’école pour chaque vêtement fabriqué. Plus de 30'000 enfants y ont reçu une instruction scolaire. Beaucoup ont ensuite fait des études et trouvé un travail qualifié. Trois des enseignantes actuelles ont elles-mêmes été élèves de l’école.


Feuilles de palmier et travail manuel

Direction la campagne. Une odeur douceâtre de feuilles de palmier séchées se dégage de l’entreprise Magnus dans laquelle on fabrique des assiettes végétales jetables, une alternative durable à la vaisselle en plastique. Entrer ici, c’est découvrir tout le travail qui se cache derrière chaque produit vendu en Suisse. Fournies par des paysans des environs, les feuilles de palmier sont pressées et chauffées par des centaines de collaborateurs pour en faire des assiettes. Chaque pièce est ensuite séchée et soigneusement polie à la main.

Fondée par deux frères il y a vingt-cinq ans, Magnus n’était à l’origine qu’une start-­ up. Aujourd’hui, Migros lui achète 19 de ses produits, comme des assiettes, des saladiers et des plats de service, assurant ainsi environ 10% du chiffre d’affaires de l’entreprise.


La plantation de raisin

L’avion à hélices d’une compagnie indienne à bas prix conduit la délégation Migros au nord de Mumbai, dans la ville provinciale de Nashik. C’est en voiture électrique, produite par Mahindra, l’hôte du jour, que le trajet se poursuit jusqu’à la campagne.

Des employés à Nashik remplissent des barquettes de 500 grammes avec des raisins.
À Nashik, les employés ­remplissent les barquettes de raisins de 500 grammes. © Christian Dorer

Les vignes s’étendent jusqu’à l’horizon. Le soleil brûle, et entre les feuilles vertes, le raisin brille. C’est la période des vendanges, les ouvrières et les ouvriers cueillent, inspectent et sélectionnent chaque grappe en fonction de sa taille, de sa douceur et de sa qualité. Si elle répond aux exigences, elle est placée dans une barquette de 500 grammes dans l’atelier de production. Des conteneurs réfrigérés les gardent fraîches pour leur voyage en bateau vers l’Europe. Environ 60 jours plus tard, elles arrivent croquantes dans les magasins Migros en Suisse.

Migros n’achète qu’environ 1% de la production totale. L’accueil est pourtant aussi chaleureux que s’il s’agissait de bien plus grandes quantités, avec couronnes de fleurs, rituels aux bougies et photos de groupe.


Un morceau de Suisse à New Delhi

Dernière étape, New Delhi. En plein cœur de la capitale, la vieille ville de Zurich s’affiche sur un mur de la salle de pause du bureau d’approvisionnement. Ici, 25 employés indiens travaillent avec beaucoup de passion pour Migros, Denner et Digitec Galaxus. La pièce dans laquelle se tiennent les réunions est décorée avec une image du premier camion Migros, et partout se trouvent des produits que l’équipe a sélectionnés pour la Suisse: du lait de coco M-Budget, des crevettes ou encore des gants en latex. «Nous sommes fiers de faire des achats pour Migros et sommes toujours ravis lorsqu’une nouvelle commande arrive», déclare Gargi Kumar, la responsable du bureau.

Bureau d'approvisionnement à New Delhi : Présentation des produits que Migros achète en Inde.
Les articles que Migros achète en Inde sont présentés dans le bureau d’approvisionnement de New Delhi. © Christian Dorer

Pour rencontrer en personne les responsables de ses 50 fournisseurs indiens, Migros les a invités à New Delhi. Grâce à Bollywood, qui tourne une partie de ses films à Lucerne ou à Interlaken, tous connaissent la Suisse. Bien qu’ils soient habitués à des chiffres et des dimensions totalement différents dans leur pays qui compte 1,4 milliard d’habitants, les convives sont impressionnés d’apprendre que Migros est le plus grand employeur privé de Suisse, avec près de 100'000 employés. «L’Inde est pour nous un marché d’approvisionnement stratégiquement très important. Votre expertise, votre fiabilité et votre esprit entrepreneurial nous sont indispensables», leur déclare Mario Irminger avant que la salle ne se transforme pour une cérémonie de remise de prix. Un peu comme aux Oscars, des trophées récompensant l’innovation, la durabilité et les partenariats sont décernés.

Des milliers de kilomètres séparent la Suisse de Tiruppur, de Nashik et de New Delhi. Pourtant, chaque pyjama, chaque assiette, chaque grappe de raisin raconte la même histoire: celle de personnes qui mettent beaucoup de soin, d’efforts et de responsabilité dans les produits que nous consommons en Suisse. Pour Migros, cette visite en Inde ne se limite pas à l’achat de produits durables et de qualité. Elle représente avant tout des collaborations, de l’équité et des opportunités.

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