
Banque Migros
Comment faire plus avec votre argent en 2026
Grâce à nos quatre conseils, constituez un patrimoine de manière régulière et fiable.
Navigation

Entretien
Le physiothérapeute du sport Lukas Zenger veillera sur la santé des équipes suisses de bobsleigh, de skeleton et de luge lors des Jeux olympiques.
Les Jeux olympiques de Cortina débutent dans deux semaines. Combien de vos protégés seront présents?
Dans le meilleur des cas, toutes les équipes de bobsleigh, de skeleton et de luge seront qualifiées. En comptant les remplaçants, cela ferait en tout 27 sportifs, auxquels il faut ajouter au maximum trois physiothérapeutes, qui iront en Italie.
Serez-vous de la partie?
Cela ne se décidera qu’une petite semaine avant le début des Jeux. L’équipe de Swiss Sliding recouvre les disciplines de bobsleigh, de luge et de skeleton: leurs compétitions auront encore lieu jusqu’au tout dernier moment. Elles sont décisives pour leur sélection. Il y a de fortes chances qu’au moins une partie soit présente à Cortina.
Si vous êtes du voyage: quel sera votre travail sur place pendant les Jeux olympiques?
Dès la phase des entraînements, nous sommes présents au bord de la piste et assurons le suivi physiothérapeutique des athlètes. Parfois, nous filmons aussi les courses d’entraînement pour les analyser. Les journées peuvent parfois être longues.
Comment préparez-vous les athlètes pour les Jeux olympiques?
Mon rôle est de créer les conditions pour que les sportifs puissent se concentrer pleinement sur la course, sans être distraits par des douleurs ou des tensions. Pour cela, j’utilise toute la palette des mesures physiothérapeutiques, du dry needling aux ondes de choc. Avec des aiguilles stériles, je soulage par exemple les tensions musculaires, tandis que j’utilise les ondes de choc en dirigeant des ondes acoustiques de haute énergie dans les tissus de manière ciblée à l’aide d’un appareil. Cela permet de soulager la douleur et d’accélérer le processus de guérison.
Qu’est-ce qui vous fascine dans le bob?
Les bobeurs doivent sprinter au départ. Mais comme ces athlètes pèsent environ 100 kilos, l’accélération implique une charge plus importante pour les articulations et les muscles. Chaque kilo favorisant la prise de vitesse sur la piste, l’équipe et le bob doivent se rapprocher le plus possible du poids maximal autorisé de 630 kilos. Un bob à quatre places pèse au moins 210 kilos. Ils doivent le porter et le retourner. Je dois donc faire face à des problèmes de dos et des blessures musculaires.
Vous passez beaucoup de temps avec les athlètes. Quelle est l’importance du soutien moral?
Il est très important. Les athlètes se déchargent parfois de leur frustration auprès de moi lorsqu’ils ne sont pas sollicités pour une course. Cela me fait plaisir qu’ils aient confiance en moi.
Quelle part du succès d’un athlète est-elle à mettre à votre crédit?
Elle n’est pas si élevée. Comme pour les autres sports d’hiver, c’est en été que les sportifs sont préparés physiquement. L’entraînement de renforcement est extrêmement important. Nous n’entrons en jeu qu’en cours de saison et nous traitons les troubles qui se manifestent.
Êtes-vous nerveux lorsque «vos» athlètes filent sur la piste de glace?
Oui, je suis tendu. Mais avant, c’était pire. Je réfléchissais dès le départ à tout ce qui pouvait se passer et à la manière dont je devrais réagir.
Une fois, j’ai pu m’asseoir derrière le pilote dans un bob. C’était une super expérience.
Avez-vous déjà essayé vous-même de descendre la piste et sous quelle forme?
Une fois, j’ai pu m’asseoir derrière le pilote dans un bob. C’était une super expérience. Elle m’aide à mieux cerner les forces auxquelles les athlètes sont exposées.
Les sportifs amateurs n’ont besoin d’un physiothérapeute du sport qu’en cas de blessure. Est-ce différent pour les sportifs de haut niveau?
Les athlètes de haut niveau, comme souvent les athlètes amateurs, souhaitent pouvoir reprendre l’entraînement le plus rapidement possible, alors que l’expérience montre qu’il faut prendre du temps. Le temps est précisément ce qui manque dans le sport de haut niveau.
Que voulez-vous dire?
Pour les blessures sportives classiques, comme une rupture des ligaments croisés, le processus de rééducation est assez clairement défini. Mais dans le sport de haut niveau, il s’agit souvent de blessures de surcharge, à savoir une sollicitation excessive des tendons ou des articulations. Je dois alors parfois chercher les causes du problème avec l’athlète.
Quel conseil donnez-vous pour soutenir le processus de guérison?
Faire le plus d’exercice possible. Autrefois, le mot d’ordre en cas de blessure musculaire était le repos. Aujourd’hui, nous recommandons de reprendre l’effort dans les trois jours. La circulation sanguine favorise la guérison, et l’exercice physique est le meilleur moyen d’irriguer les muscles. De plus, il faut faire les exercices avec assiduité, pas seulement chez le physio.
Avez-vous un conseil d’initié à donner aux sportifs et sportives de loisir pour passer l’hiver en bonne santé?
Faire de la musculation! Et être actif tout au long de l’année.
Voici des informations et des histoires concernant Migros, notre engagement et les personnes qui travaillent en coulisses. Nous sommes également à vos côtés avec des conseils pratiques pour la vie quotidienne.
Toutes les stories